Poursuis la pratique du Nom en l'associant à la respiration. Cet exercice induit
un état de stabilité dans le mental. De plus, ce souffle (prâna) qui est en nous
recouvre le monde entier. Quand on pénètre au coeur de cette grande expérience (mahan
bhav), c'est cette source elle-même qui nous attirera à elle. Essaie d'arriver au
moment où tu plonges dans cette source.
Revue Jay Mâ n° 75
Question : Quel est le moyen de stabiliser le mental? Ce qui ne connaissent rien
et n’ont pas de gourou, quelle sâdhana doivent-ils choisir? Comment comprendront-ils
la sâdhana dont ils ont besoin?
Mâ : Voyez-vous, de la même manière qu’on consacre de grands efforts à apprendre
à lire et écrire à de tout petits enfants, et par la suite ils deviennent très instruits,
de même il faut faire effort pour enseigner cet enfant qu’est le mental. Tout comme
la nature du mental est l’instabilité, sa nature est également la stabilité. Il désire
la paix autant que possible (ou “la paix réelle”,yathârtha shânti), à cause de cela,
il ne la trouve pas dans aucun des objets du monde et il ne cesse de courir.
En étant vide, tu peux devenir “blanc”(shveta), ou en te dissolvant à l’intérieur
de tout, tu peux aussi devenir blanc. Cette couleur est la synthèse de toutes les
autres et pourtant n’a pas de forme, elle est la non-forme des formes. Pour devenir
blanc, il faut être droit et direct (siddha). Si tu t’efforces d’être blanc comme
lait à l’intérieur et à l’extérieur en t’appuyant sur la vérité et la simplicité,
tu sera heureux, et tu rendras les autres heureux. Le signe le plus direct qu’on
est devenu simple et blanc, c’est quand on est détaché. Engage-toi dans le monde
en réduisant ton auto suffisance à zéro, et tu verras comment tout concourra à te
faire parvenir à la plénitude de la vacuité et rendra ton activité favorable où que
tu sois, tes devoirs s’accompliront de façon idéale. En cette époque qui pousse
au matérialisme et à la consommation, on doit particulièrement se servir du détachement
sacré et de la simplicité. En réalité, la plénitude du détachement (tyaga) est un
autre nom pour la plénitude de l’expérience (bhoga)
Revue Jay Mâ n° 75
En toute situation, demeurer imperturbable. Ma dit toujours : -« Que ce qui est,
soit; en tous et en tout, il y a ânanda; pas de souci à se faire : cela aussi est
un grand miracle ».
Revue Jay Mâ n° 43
Si on s'arrête avant d'avoir atteint tout ce qui peut l'être en suivant une voie
donnée, on n'est pas parvenu au but de la vie humaine. Ce qui est nécessaire, c'est
une réalisation qui va déraciner les conflits et les divergences d'opinion, qui est
complète et libérée d'antagonismes intrinsèques. Stopper en-deçà signifie que son
expérience intérieure est partiale et incomplète. Dans un éveil authentique, on ne
peut avoir de querelle avec quiconque ; on est pleinement éveillé au sujet de tous
les credos, fois, doctrines et écoles et on considère tous les chemins comme également
bons. C'est la Réalisation parfaite, absolue. Tant qu'il y a dissension, on ne peut
dire qu'on est arrivé.
Revue Jay Mâ n° 45
Je suis une petite enfant et je ne sais pas comment donner des conférences ou faire
des discours. De même qu'un enfant, quand il trouve quelque chose de bon et sucré
l'apporte à sa mère et a son père, de même je mets devant vous ce qui est bon et
sucré. Prenez-y ce qui vous plaît. De mon côté, il n'y a qu'un babillage d'enfant.
En réalité, c'est seulement vous qui posez les questions et c'est seulement vous
qui donnez les réponses. Vous battez du tambour, et vous entendez le son.
Revue Jay Mâ n° 45